Origine

Développée aux Etats-Unis dans les années 60, par le docteur Marshall Rosenberg, la Communication Non Violente s’inspire fortement des travaux de Carl Rogers (1902-1987), dont il a été l’élève . L’apparition en France de la CNV, date de quelques années seulement, suite aux conférences d’un ancien avocat Thomas d’Ansembourg, auteur du célèbre « Cessez d’être gentil, soyez vrai ». La méthode connaît depuis un retentissement important du fait de ses applications à la médiation.

De quoi s’agit-il ?

La Communication NonViolente (CNV) est un processus de communication pragmatique et efficace, qui permet d’être clair, cohérent et congruent dans la communication, tout en étant ouvert et dans la compréhension de l’autre. Cette approche favorise la coopération et la résolution de conflits.

Il s’agit d’un outil de communication, principalement verbal, qui vise à transformer les conflits en de simples dialogues. Dans la relation aux autres nous sommes confrontés à nos besoins, mais comme nous ne savons pas les reconnaître, et encore moins les écouter, nous avons tendance à les étouffer. Alors comment prétendre à une bonne écoute de l’autre, si nous ne savons pas le faire pour nous même ? Pour y parvenir la CNV propose d’apprendre l’alphabet d’une communication débarrassée de toute violence, à commencer envers soi-même. La technique repose sur l’application de quatre principes fondamentaux:

1) Toute situation doit pouvoir être observée sans juger les autres.

La première étape consiste à observer et décrire une situation de manière objective et sans jugement. Ainsi, l’observateur ne dira pas « tu es en retard » mais « nous avions rendez-vous à 13h, il est 13h30 ». Une telle formulation évite à l’autre interlocuteur de se sentir agressé.

Rester sur les faits, doit avoir une vue objective de la situation (en mettant de côté nos jugements et nos évaluations).

2) Chacun doit apprendre à exprimer son propre ressenti ;

La deuxième étape est centrée sur les sentiments : il s’agit de formuler ce que l’on ressent véritablement face à une situation.

Se poser la question “Qu’est ce que je ressens là maintenant ?”, identification des sentiments qu’éveille la situation (en les différenciant de nos interprétations et de nos jugements).

3) a exprimer ses besoins ;

Vient ensuite l’expression du besoin tel que la sécurité, l’intimité, la distraction, le repos ou encore l’autonomie. Pour Marshall Rosenberg, les besoins sont universels à tous les êtres humains. Ce point commun permet une meilleure compréhension et acceptation de l’autre. L’enjeu est ici d’identifier le besoin caché derrière le sentiment.

Idem se poser la question ensuite “Quel est mon besoin ?”, pour l’identifier et surtout le reconnaître en conscience et simplement.Identification des besoins liés à ces sentiments (aspirations profondes, motivations, etc.). Souvent nous sommes coupés de nos besoins alors que les écouter permettre une compréhension différente parfois de ce qui se joue dans la relation et par conséquent donc notre communication.

4) à formuler ce qu’il attend de l’autre.

Enfin, la dernière étape propose de formuler une action concrète, précise, réalisable et satisfaisant toutes les parties. Le dialogue, maintenu ainsi ouvert, favorise la coopération pour apporter une solution.

Faire une demande claire, bienveillante à notre partenaire ou la personne avec qui nous sommes en relation, qui permet aux 2 d’interagir. La condition, effectivement, est de laisser chacun s’exprimer selon lui, mais le dialogue reste ouvert et la discussion au fil de la pratique plus calme, neutre et bienveillante. Formulation d’une demande en vue de satisfaire ces besoins (présentée de façon positive, concrète et réalisable).

La pratique permet de renoncer à tout jugement de l’autre pour sentir ce qui se passe en soi, tout en favorisant une collaboration mutuelle. Ce n’est en aucun cas une thérapie, toutefois elle peut avoir des retombées positives en terme de connaissance de soi.

Le comprendre et s’en souvenir peut paraître simple. La pratique est d’autant plus importante que nous communiquons rarement à partir de soi, de son “JE” et de l’expression de ses ressentis ou sentiments et besoins.

Exemple concret :

La mère d’un adolescent pourrait dire à son fils :

Observation :  Quand je vois tes affaires trainer dans le salon

Sentiment : Cela me met de mauvaise humeur

Besoin : Car j’ai besoin de plus d’ordre dans les pièces que nous partageons

Demande : Pourrais tu les ranger ?

Ce qu’il ne faut pas faire !!!

Les 4 types de langages aliénant qui sont des obstacles :

_ Emettre des jugements moralisateurs ( C’est à dire des jugements sur les gens ayant des actes contraires à nos valeurs )

Exemple : Il est fainéant , elle et paresseuse

_ Faire des comparaisons

_ Refuser ses responsabilités

_ Communiquer ses désirs sous formes d’exigences

Distinguer :

Observation : (Jean est arrivé en retard 2 fois cette semaine )

Evaluation : Jean n’est vraiment pas quelqu’un de ponctuel

Mais aussi …..

Interprétation mentale : j’ai le sentiment d’être un raté

Sentiments : Je me sens triste

Avantages

Enrichit la compétence du management et de la communication

Déroulement d’une séance

Un peu partout en France, des organismes se sont spécialisés dans l’approche non violente des conflits. Ils proposent des stages, d’une quinzaine de personnes environ, pendant lesquels, chacun va chercher à créer des relations authentiques, sans se renier ni manipuler l’autre. Assis en cercle, sur des chaise, avec l’animateur, les stagiaires commencent par prendre un temps de parole pour exposer leurs attentes. Puis vont se succéder des exercices de communication, de négociation, des temps de recherche de solutions face à des situations de crise, un travail sur ses émotions… Les exercices ont lieu en sous-groupes (2 à 4 personnes) afin de partager une difficulté qu’on rencontre dans sa communication. L’accent est alors mis sur l’identification des besoins, puis une reformulation de la demande. D’autres exercices sont plus ludiques, tels que « les métaphores animales » où le thérapeute utilise des marionnettes pour débusquer ce qui se cache derrière nos modèles de communication. L’outil est simple, mais très différent de nos communications habituelles, c’est pourquoi il demande une pratique régulière.

 

Comment remercier ???

Le processus de remerciement :

  1. Citer l’action qui a contribué à notre bien-être 
  2. Le besoin qui a été satisfait 
  3. Le sentiment positif né de cette satisfaction

Exemple :

  1. Jean lorsque tu as fait cette vidéo je me suis sentit très heureux
  2. Je cherchais un moyen de communiquer avec ma femme
  3. Et cette vidéo ma donner la route à suivre que je cherchais

 

Pour qui ?

La CNV peut convenir à quiconque désire communiquer avec plus d’authenticité et d’efficacité dans le cadre de relations personnelles, familiales, ou de travail. Les personnes qui se laissent facilement submerger par leurs émotions (culpabilité, colère, jugement) sont susceptibles d’en tirer des bénéfices immédiats. Certains professionnels de la santé, de l’éducation, et dirigeants peuvent y recourir pour faciliter les relations au sein de leur entreprise, ou bien prévenir des conflits.

Compétence à acquérir :

  • repérer ce qui, dans notre manière de penser et de communiquer, génère de l’opposition ou, au contraire facilite la communication et désamorce les conflits
  • clarifier ce que nous vivons, notamment les enjeux ou besoins, et établir nos priorités parmi eux
  • s’exprimer de manière concise, avec des demandes claires 
  • décoder l’agressivité d’autrui, c’est à dire ne pas la prendre contre soi de manière à garder le dialogue ouvert 
  • écouter et développer une écoute empathique .

Objectifs et résultats visée :

Satisfaire les besoins fondamentaux de chacun de manière harmonieuse et pacifique .

Résoudre les conflits .

Améliorer la qualités des relations .

A fortiori accroître les performances dans tous les domaines de l’activité humaine .

 

Domaines concernée :

• famille, couples
• education : milieu scolaire, associations de parents…
• entreprises, associations, collectivités
• justice : formation des avocats, médiation
• milieu pénitentiaire  et prisons
• secteur social et auprès des jeunes
• santé (hôpitaux, EHPAD, formation continue des médecins…) et médecine du travail
• congrégations et communautés religieuses
• militants et syndicats.

4 façons de réagir à un message négatif

« Tu as oublié d’aller m’acheter du beurre !! Je te l’avais pourtant demandé hier soir ! »

1ère façon : ( Oui tu as raison . Je suis vraiment tête en l’air ) = Se sent fautif = sentiment associée seront la culpabilité , dévalorisation , déprime

2ème façon : ( Tu n’avais qu’à me le rappeler ce matin ou m’envoyer un message pour m’y faire penser !! ) = rejette la faute = Augmentation du sentiment de colère

3ème façon : ( Quand tu t’exprime de cette façon, je ne me sens pas respecté , parce que j’ai besoin que tu acceptes que je puisse oublier ) = Il exprime son sentiment et le besoin associé

4ème façon : (Te sens-tu en colère parce que tu as l’impression que je ne t’ai pas écouté et que tu as besoin de considération ? ) = Prend en compte le besoin et le sentiment de l’autre

Prix et durée

Les stages sont de durée variable, 2 à 4 jours suffisent en général pour prendre connaissance des principes de base et mettre en pratique les techniques enseignées. La pratique de la CNV a souvent lieu dans le cadre de séminaires dont les tarifs tournent autour de 100 € la journée. Reste à mentionner que la CNV demande une bonne dose de détermination. Mieux vaut en effet se montrer assidu sous peine de retomber dans de vieux modèles de communication. Pour une pratique régulière, il existe des groupes dont les membres se réunissent régulièrement sans le concours d’un formateur certifié. Les sites officiels donnent des informations utiles les concernant.

 

Bonus:

Lorsque vous vous autoflageller posez vous cette question :

_ Quel est le besoin insatisfait qui s’exprime au travers de ce jugement moral ?

En vous posant cette question cela vous servira à exprimer ce besoin car vous vous relier aux besoins insatisfaits et aux sentiments associées , vous évaluer de quelle façon le comportement que l’on regrette est allé à l’encontre de notre besoins et pour finir on accueille le sentiment qui émerge de cette prise de conscience .

Ensuite et seulement ensuite vous pouvez vous pardonnez en repérant le besoin qui a conduit à notre comportement dans le passé , et en créent ce lien empathique sans jugement .

Traduire les « je dois » en « je choisis » de cette façon nous devenons entièrement responsable de nos actes .

Si vous voulez exprimer la colère l’autre peut être un facteur déclencheur mais en aucun cas il peut être responsable de vos émotions .

Pour exprimer votre colère vous devez :

_ Faire une pause et respirez profondément

_ Identifier les jugements qui nous viennent à l’esprit

_ Prendre conscience de nos besoins

_ Exprimer nos sentiments et nos besoins inassouvis

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie